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日志


7月19日

Michael Owen, 19 Juillet 2006

Félicitations à l’Allemagne pour avoir organisé une fantastique coupe du monde. Du point de vue d’un joueur, tout a été vraiment exceptionnel et, après avoir parlé avec des amis, je sais qu’il en a été de même pour les supporters. Les stades étaient grandioses, très modernes, avec une excellente infrastructure et toujours combles ; Les moyens de transport étaient efficaces et les hôtels d’un excellent niveau  et tout le monde était prêt à s’entraider. Tout le monde parlait un anglais parfait, ce qui facilite bien les choses ! Les joueurs avaient tout ce dont ils pouvaient avoir besoin.
 
Bon nombre de mes amis et ma famille ont fait le déplacement en Allemagne et tous parlent merveilleusement bien de la compétition. Ils ont aimé les stades, ont été étonnés de la facilité avec laquelle il était possible de se déplacer à peu de frais  et ont tous parlé avec enthousiasme des festivals de supporters qui ont eu lieu dans toutes les villes – chaque ville avait installé des écrans géants et organisé des événements spéciaux pour les supporters. Ils ont affirmé que cela avait contribué à créer une véritable ambiance de fête, dans la foule des supporters qui chantaient à l’unisson et prenaient du plaisir à regarder les matches de  football. D’une certaine façon, c’est parfois dommage d’être un footballeur – on n’apprécie pas toujours la véritable portée d’une coupe du monde et on ne se rend pas compte que cela peut se transformer en kermesse générale.
 
Mes amis m’ont rapporté une chose qui m’a vraiment frappé. Ils n’ont cessé de me répéter que tous les stades étaient incroyablement propres. La raison est une idée simple mais efficace : il y avait une caution d’un Euro pour le “verre” (qui était en plastique en fait), ce qui fait que chacun ramenait son verre à la fin du match au lieu de le laisser traîner et s’amonceler par terre, car c’était une façon de récupérer un peu d’argent. Les Allemands ont organisé une grande coupe du monde même au niveau des choses les plus simples. Espérons que l’Afrique du Sud en fasse autant dans les quatre ans à venir.

Michael Owen, 19 Juillet 2006

Lorsque l’on a été victime d’un grave accident, je peux vous garantir que l’on regarde le football sous un autre angle. En fait, c’est parfois presque impossible. Vous vous retrouvez dans l’impossibilité de donner votre contribution et vous sentez légèrement moins pris par le jeu et quelque peu désenchanté. J’ai assisté malgré tout au reste de la compétition après ma blessure lors du match contre la Suède et je me suis émerveillé plus d’une fois devant le jeu et certains joueurs qui m’ont vraiment impressionné.
 
Lorsque l’Angleterre a reçu le coup de grâce en quarts de finale, j’ai fini par être déçu mais j’ai été surpris par la prestation peu significative du Brésil et de l’Argentine dans le cadre de cette Coupe du Monde. L’Argentine avait bien commencé et était très prometteuse – l’équipe argentine a tout simplement été sensationnelle contre la Serbie-et-Monténégro – mais j’ai senti  que le Brésil n’aurait jamais été très loin.
 
Mis à part l’Italie, parfaitement organisée et tactiquement très astucieuse (même si pas particulièrement enthousiasmante) pendant tout le tournoi, l’équipe la plus étonnante pour moi a été l’Allemagne. Personne n’attendait quoique ce soit de cette équipe et  il y a seulement quelques mois de cela, Jurgen Klinsmann était soumis à une forte pression. Il ne semblait pas en mesure de convaincre quiconque mais tout le monde espérait vivement, en fin de compétition, qu’il reste plus longtemps. Le match pour les troisième et quatrième places est normalement un match  insignifiant mais, pour l’équipe allemande, ce fut  l’occasion ou jamais de couronner ses efforts : une place en demi-finale, le meilleur jeune joueur du tournoi avec  Lucas Podolski, et le meilleur buteur, Miroslav Klose. 
 
Klose m’a vraiment impressionné. Il a réalisé 5 buts, le même record que celui de la dernière coupe du monde, lorsque Ronaldo l’a battu au but en or, mais il a aussi évolué depuis. La dernière fois, il les a tous faits avec la tête ; cette fois-ci, il a prouvé qu’il a globalement un meilleur jeu. Klinsmann l’a apparemment  encouragé à s’entraîner à jouer avec les deux pieds, à la maison, en essayant d’éteindre la lumière en shootant contre les interrupteurs. Je suis persuadé qu’il aura ramassé quelques pots cassés mais ça en a valu certainement la peine !
7月10日

Campagne Nine Millions

Le foot m’a tant donné que je suis heureux de pouvoir soutenir la campagne Nine Million pour aider les enfants réfugiés du monde entier. Il y a 20 millions de réfugiés, dont neuf millions d’enfants, et cette campagne veut les aider en récoltant des fonds et en cherchant à informer les gens sur ce problème. Le but de cette campagne est de donner aux enfants une instruction et des opportunités. Un tiers des fonds collectés servira à distribuer neuf millions de ballons haute résistance spécialement conçus – un pour chaque enfant réfugié dans le monde – pour apporter un peu de joie et d’espoir à ces enfants. Trop d’enfants n’ont pas la chance de jouer et de s’amuser, ce qui paraît pourtant être un droit fondamental.
7月7日

Films

Je dois avouer que je ne suis pas un grand passionné de cinéma. A la maison, je prends la télécommande et je mets le foot, les courses ou les nouvelles sportives. Ou alors des dessins animés pour ma fille Gemma. Je ne regarde pas les films et je crois que je n’ai été au cinéma que trois fois dans ma vie. Cela fait des années qui je n’y ai pas mis les pieds, mis à part la première de "Goal!" à cause de Newcastle United. J’ai vu "Real Madrid, le film" pour la même raison. Mais je serais incapable de vous citer mes 5 films préférés; en fait j’aurais du mal à mentionner cinq films dans l’absolu! J’ai vu "Jurassic Park". Mon père m’a dit de regarder "Sea Biscuit" alors je l’ai regardé à la maison, je me suis endormi et je me suis réveillé avec la musique du générique de fin. J’ai vu "Cool Runnings" quand je devais avoir dix ans, mon copain Jamie Carragher adore "Jerry Maguire" et "Vol au-dessus du nid du coucou ", mais je ne les ai pas vus non plus. Alors, je crois que mon top five serait plutôt "Rocky." "Rocky I", " Rocky II", "Rocky III", "Rocky IV" et " Rocky V". Ha ha! Voilà mon top five!
7月6日

Que signifie la coupe du monde a la maison

Quand vous jouez un grand match de Coupe du Monde, vous savez qu’à la maison l’événement est géant , mais vous ne pouvez pas voir ça dans les détails. Il y a 50 millions de supporters pour lesquels seul ce match là compte. Ce n’est que quand vous êtes de retour à la maison que vous y réfléchissez et que quelqu’un dit: "Tu aurais dû voir les gens au pub quand tu as marqué". Et alors vous vous dites: "Combien de pubs y a-t-il en Angleterre? Et combien de foyers?" Et alors vous vous dites: "cela doit être incroyable."
 
J’ai été aussi supporter quand j’étais plus jeune et j’ai vécu le traumatisme de l’élimination aux tirs au but en Italie; je connais les hauts et les bas. Ce sera bizarre quand je serai à la retraite et je redeviendrai à nouveau supporter devant ma télé. Après tout, c’est ce que nous sommes tous avant tout, même les joueurs. C’est génial de pouvoir faire quelque chose, au lieu d’être tout simplement assis devant sa télé et de jouer chaque ballon seulement dans sa tête.

Ma journee ideale

Loin du foot, ma journée idéale serait: réveil à 8 heures, puis un parcours de 18 trous au golf. Puis, après le golf à Chester, qui est juste à côté de l’hippodrome, j’irais voir les chevaux. Je l’ai déjà fait: notre journée en tant que lads était réveil à 8 heures, 8, 18 trous, retour à midi, déjeuner, puis les courses, puis après les courses en ville le samedi soir après la victoire de mon cheval pour boire quelques bières entre amis. Est-ce que mes chevaux gagnent souvent? J’ai gagné une fois à Chester et ça a été le plus beau jour de ma vie! Je suis allé aux courses pour y retrouver ma femme et ma fille. Elles étaient très bien habillées, mon cheval a gagné, mes copains se sont bien amusés et après nous sommes allés en ville. Parfait!

Séance de tirs au but

Vous pouvez vous entraîner tant que vous voulez à tirer des penalties, vous n’arriverez jamais à recréer la pression d’une séance de tirs au but. Cette fois-ci, nous nous étions exercés, alors qu’en 1998 nous ne l’avions pas fait et pourtant le résultat a été le même. J’en ai tiré deux dans de grands tournois en Angleterre, mais il est impossible de recréer ce type de pression. A l’entraînement, vous pouvez les enrouler pour les mettre dans le coin supérieur mais quand vous ne sentez plus vos jambes – quand vous devez regarder vos jambes parce que tout simplement vous ne les sentez plus – c’est complètement différent. Vous pourrez vous entraîner autant que vous voudrez, ce ne sera pas la même chose.
 
Ce n’est pas mal de s’entraîner, parce que ça vous donne plus de confiance, mais je ne pense pas que ça change grand chose. Vous n’arriverez jamais à vous souvenir de ce que vous avez fait à l’entraînement quand vous êtes sur le terrain. Souvent les meilleurs joueurs à l’entraînement sont les moins bons sur le terrain et que se passe-t-il si vous ratez un penalty à l’entraînement? Votre confiance s’écroule et vous feriez peut-être mieux de ne pas tirer du tout. Je pense que ça doit dépendre de votre fonctionnement mental.
 
La séance de tirs au but est vraiment terrible pour les nerfs. Vous avez dix secondes pour mettre la balle au point de penalty et il se passe plein de choses dans votre tête. Vous devez essayer de ne pas y penser, parce qu’il y a tant de questions. Vous pouvez vous dire: Que font mes camarades derrière moi? Combien de gens me regardent? Combien de clubs, de pubs, de gens dans leurs maisons? Que va dire le coach si je la mets au fond? Et si je le rate, qua va-t-il m’arriver? Vous pourriez passer la soirée à vous poser des questions, mais vous n’avez que dix secondes pour tout arrêter et essayer de vous concentrer sur le but. C’est vraiment la chose la plus terrible pour les nerfs.
6月23日

Michael Owen, 23 Juin 2006

Je suis absolument désespéré de ne plus pouvoir jouer en Coupe du Monde, mais je crois encore que l’Angleterre peut gagner la compétition et je serai son supporter numéro un dorénavant.
J’ai passé un scanner au genou le lendemain du match contre la Suède et mes pires craintes ont été confirmées. Quand je suis tombé j’ai eu tellement mal au genou que j’ai tout de suite su que c’était grave.
Les tests ont confirmé la rupture des ligaments croisés et je crois que je vais devoir rester loin des terrains jusqu’à la fin de l’année, et pas seulement pendant la Coupe du Monde.
 
Bien sûr, je suis très triste. J’avais tellement attendu cette Coupe du Monde et j’avais travaillé si dur pour être en forme. Tous mes camarades de l’équipe d’Angleterre ont été sidérés d’entendre la nouvelle, mais, quand je suis sorti du terrain, je leur ai souhaité bonne chance et je leur ai dit que je croyais qu’ils pouvaient gagner le tournoi. Je serai toujours avec eux.
En fait, j’espère être à Berlin, le 9 juillet prochain, pour recevoir ma médaille de champion du monde avec le reste de l’équipe.
 
Maintenant, le long chemin de la guérison commence pour moi, en attendant que le genou dégonfle. Je suis déjà revenu en Angleterre et je dois rencontrer le personnel médical de Newcastle FC pour voir l’étendue des dégâts et définir un plan d’action pour le futur.
 
Je resterai en contact avec MSN pour vous raconter la suite des opérations.
6月19日

Michael Owen, 19 Juin 2006

C’est important pour nous d’avoir bien commencé cette Coupe du Monde en gagnant nos deux premiers matches et je suis sûr que nous allons faire encore mieux dans les prochaines rencontres. C’est très difficile de jouer contre des équipes qui ont décidé de défendre à tout prix: je pense que nous allons sûrement mieux jouer contre de meilleures équipes, comme l’Italie, l’Espagne ou le Brésil.
 
En ce qui me concerne, je ne peux pas dire d’avoir joué les deux meilleurs matches de ma vie, mais je suis assez satisfait. Je ne suis pas le genre de joueur, comme, par exemple, Wayne Rooney, qui participe tout le temps au jeu, même quand nous jouons mal: mon boulot, c’est d’être devant et de conclure. Je ne renonce jamais à mes responsabilités et quand on me donne des ballons j’essaie de les exploiter au mieux. Pendant les deux derniers matches, je n’ai eu qu’une occasion plus un rebond qui a été bloqué et je me suis arraché les cheveux parce que je ne l’ai pas mis au fond. Mais je suis encore un bon finisseur et je crois que je vais le rester. Je me sens bien et je joue bien. Je me suis bien entraîné et j’ai marqué des buts à l’entraînement, donc je ne me fais pas de soucis.
 
Si le sélectionneur veut me sortir et mettre Wayne Rooney à ma place, comme il l’a fait contre Trinidad, c’est sa décision. Je ne me fais pas de soucis. Si je dois rester sur le banc, je vais rester sur le banc. J’ai déjà été sur le banc au cours de ma carrière et, si l’entraîneur pense que c’est bon pour l’équipe, je vais le faire. C’est ça le football. Il y a 23 joueurs dans l’équipe.
 
Cela m’a fait plaisir que Wayne soit revenu. Il est resté avec nous un bon moment et il s’est entraîné normalement. Il n’a pas eu de chance ces derniers temps, alors ça m’a fait plaisir de le voir revenir sur le terrain. J’espère que dorénavant il sera vraiment en forme et pourra donner le meilleur de lui-même.
6月16日

Michael Owen, 16 Juin 2006

Lors de la Coupe du Monde, l’équipe d’Angleterre est toujours installée dans une petite ville – comme c’était le cas à Baden-Baden – à des dizaines de kilomètres de tout. Il y a l’équipe d’Angleterre et l’autre équipe la plus proche est à 100 km de nous; alors les gens du coin ne nous lâchent pas. Les enfants viennent à l’hôtel pour voir les joueurs et deviennent des supporters honoraires de l’équipe anglaise. C’est sympathique, mais ça peut devenir un peu lourd. Nous nous entraînons, nous mangeons des choses saines et nous passons notre temps comme nous le pouvons – certains sur l’ordinateur, d’autres en jouant aux cartes ou n’importe.
 
En fait, on essaie surtout de se préparer pour le prochain match. La préparation est tellement important qu’il faut l’affronter de la meilleure façon possible. Cela peut être angoissant, mais ça dépend de votre caractère. J’ai grandi dans une famille nombreuse et j’aime bien être entouré de beaucoup de gens. Si tout le monde reste dans sa chambre tranquillement à surfer sur Internet ou à lire, alors je m’ennuie ferme. Mais si tout le monde se retrouve au salon à jouer aux cartes ou à regarder un match à la télé, en hurlant et en pariant sur une équipe ou sur l’autre, alors ça va.

Michael Owen, 16 Juin 2006

La Coupe du Monde 1998 a changé ma vie pour toujours et suscité un grand intérêt à mon égard, ce qui était un peut étrange. J’ai fait quelques pubs par ci par là, mais il y avait des choses que je ne voulais pas faire, des choses qui ne me convenaient pas du tout. Cela ne m’intéresse pas de devenir une célébrité et je n’ai fait que des choses qui étaient en harmonie avec moi et avec ma personnalité. Je suis vraiment quelqu’un d’assez ordinaire: je me sens bien quand je suis avec mes camarades, mais je suis assez timide et je n’imagine rien de pire, quand je serai à la retraite, que d’être encore poursuivi par des gens qui vont me demander des nouvelles de mon fils ou de ma fille. Cela ne m’intéresse pas. Quand j’arrêterai de jouer, je veux arrêter pour de bon; je ne veux pas être célèbre.
 
Je peux faire des blagues avec n’importe qui dans le vestiaire, qui est l’endroit où je me sens vraiment à l’aise, ou bien sortir et boire quelques verres de trop comme n’importe qui d’autre. Je ne suis pas plus blanc que le blanc. Je ne suis pas l’homme idéal. Et vous allez vous dire: "qu’est-ce que ça peut me faire?" Je veux que les gens pensent que je suis quelqu’un de bien, naturellement, mais je ne veux pas qu’ils pensent que je suis parfait et je ne veux pas devoir m’en soucier. Je veux juste être moi-même.
6月15日

Michael Owen, 15 Juin 2006

Notre but, naturellement, est de gagner la Coupe du Monde et nous avons un groupe de joueurs qui en sont capables, mais ne nous concentrons pas seulement sur nous. Je suis sûr que l’Italie, l’Espagne et le Portugal y pensent aussi. Il n’y a qu’un seul gagnant tous les quatre ans. Nous avons raison de penser que nous avons une chance, mais c’est la même chose pour huit ou neuf autres équipes. Des tas de gens pensent que nous avons une sorte de droit divin de gagner parce que nous avons la meilleure équipe que nous n’ayons jamais eue depuis des années, mais le football ne fonctionne pas comme ça. Nous devons changer notre image de “serial loosers” (perdants en série).

Michael Owen, 15 Juin 2006

Si on regarde le foot des 50 dernières années, on s’aperçoit que le nombre de buts a progressivement diminué et on ne voit pas souvent des 10-0 ces temps-ci, mais 2, 3 ou 4 buts par match c’est très bien. Quand on regarde notre équipe je suis sûr que le potentiel pour marquer est là. Nous avons des milieux de terrain fantastiques, qui savent  aller devant le but pour marquer. Stevie Gerrard n’a même pas besoins d’aller devant, d’ailleurs – il est même capable de le mettre au fond en tirant du milieu du terrain comme il l’a fait en finale de la Coupe d’Angleterre. Lui et Frank Lampard ont marqué plus de dix buts cette saison, David Beckham et Joe Cole marquent pas mal et Peter Crouch est en bonne voie.
 
Naturellement, je n’ai beaucoup joué dette saison à cause de ma blessure, mais je suis satisfait. Je ne suis pas le seul joueur qui s’est fracturé le pied et je sais que je peux obtenir de bons résultats à ce niveau. Mon tableau de chasse est toujours bon: je n’ai joué que quelques matches à Newcastle cette année et j’ai marqué quand même des buts, et j’en avais marqué plein la saison dernière à Madrid, et aussi contre la Jamaïque et deux contre l’Argentine. Je suis sûr que je vais continuer à le faire en Allemagne. L’autre jour on m’a demandé qui allait être meilleur buteur à mon avis. Je veux bien faire et je veux que l’équipe réussisse, et si ce n’est pas moi, alors j’aimerais que ce soit Wayne Rooney ou Peter Crouch.
6月9日

Michael Owen, 9 Juin 2006

La première Coupe du Monde dont je me souviens depuis mon enfance c’est celle de 1990 en Italie. Puis, j’ai regardé celle de 1994 à la télé, à la maison, mais ce n’était pas génial. Ce n’est pas la même chose quand l’équipe d’Angleterre ne joue pas. Si l’Angleterre n’est pas là, je supporte les équipes anglophones – et, en 1994, j’ai aimé regarder jouer l’Irlande  - mais ce n’est pas la même chose. Franchement la Coupe du Monde aux Usa n’était pas drôle. Depuis, j’ai participé de beaucoup plus près aux grands tournois. J’ai assisté à l’Euro96 en tant que supporter et, comme je jouais avec l’équipe anglaise des jeunes, j’ai eu des billets pour aller voir Angleterre-Ecosse à Wembley, quand j’avais 16 ou 17 ans. Je jouais dans la réserve de Liverpool à cette époque là et je commençais vraiment à penser que je pourrais me faire un nom comme footballeur. C’était excitant de regarder le match et de me dire que je pourrais être sur le terrain. Remarquez, je n’ai jamais imaginé  que les choses pourraient aller aussi vite dans ce sens .    
    
En ce qui concerne la Coupe du Monde 1990, ce dont je me souviens c’est une grande émotion: l’Angleterre marque un but et vous voyez les gens s’agiter, chez eux, derrière leurs fenêtres, vous descendez dans la rue et les pubs sont bondés. L’effervescence qui s’empare du pays pendant la Coupe du Monde est incroyable. Les voitures arborent des drapeaux anglais et on voit des centaines de gens se jeter dans la fontaine à Trafalgar Square. Tout le pays ne tient plus en place. Jusqu’à ce que l’on soit éliminé, naturellement. Et alors, retour au travail et c’est la grande déprime. Imaginez un peu si on gagnait cette année. Les gens auraient envie de faire la fête pour toujours!
6月8日

Michael Owen, 8 Juin 2006

Mon jeu a changé au fil des ans. Pendant mon tout premier match entier avec Liverpool contre Sheffield Wednesday, j’ai eu des crampes dans chaque muscle au bout d’une demi-heure de jeu. Quand on vieillit on économise ses forces – on peut être aussi frais à la dernière minute d’un match qu’à la première – mais, quand on est jeune, on veut courir partout, attraper tous les ballons, et c’est exactement ce que j’ai fait. J’étais tellement content d’être en équipe première que j’ai sans doute couru deux fois plus que nécessaire et j’étais complètement mort pendant trois ou quatre jours après le match. Je ne pouvais plus bouger mes jambes et pourtant je n’étais qu’un gamin. J’allais à fond la caisse et quelque chose devait bien en sortir. Il faut apprendre à gérer son effort. Puis, il y a eu la blessure. Si j’étais revenu tout de suite sur le terrain, j’aurais pu continuer à jouer de la même façon, mais, après un an ou deux de petites blessures, je me suis rendu compte du fait que cela changeait les choses, donc, mon jeu a changé. Je ne sais pas combien de sprints je dois effectuer pendant chaque match, maintenant, parce que cela dépend du type d’opposition et de la façon de jouer de l’équipe. Si votre équipe ne joue pas bien, vous ne voyez pas le ballon. C’est le gros problème des buteurs et des gardiens de but: ou vous êtes constamment sollicités ou vous vous ennuyez. Vous pouvez vous montrer égoïstes et revenir en milieu de terrain pour chercher de ballons, mais vous ne rendez pas vraiment service à votre équipe. C’est justement dans ce type de comportement que j’ai évolué; j’espère que je suis devenu un peu plus intelligent. 
6月1日

Michael Owen, 1 Juin 2006

La blessure au métatarse que j’ai subie cette année n’a pas été la seule blessure de ma carrière. Il y a quelques années j’avais des problèmes récurrents avec mon muscle ischio-jambier. J’ai eu une grave blessure qui m’a tenu loin du terrain pendant des mois et les deux années suivantes j’ai eu de plus petites blessures, liées à la première, qui m’ont obligé chaque fois à ne pas jouer pendant deux ou trois semaines. A un moment, j’ai cru que cela compromettrait toute ma carrière; ça durait depuis deux ans et je commençais à me demander si je ne souffrais pas d’un problème génétique. J’ai dû m’appliquer pour essayer de revenir au niveau auquel j’étais. La rééducation ne s’est pas bien passée; le kiné de Liverpool est parti à la fin de la saison et c’était juste le moment où j’étais blessé, donc je n’ai pas eu de vraie rééducation pendant deux mois. Le muscle était bien guéri , mais il devenait de plus en plus petit et de plus en plus faible. Mon ischio-jambier aurait dû être deux fois plus puissant et cela se ressentait dans mon jeu, tout comme les conséquences psychologiques de ce problème: au bout d’un ou deux ans de lutte, je me suis rendu compte de la blessure et des risques; qui que tu sois, si une blessure est récurrente, tu finis par être stressé. J’y pensais tout le temps pendant les matches. Pendant deux ans, je me suis battu contre moi-même plus que tout, mais maintenant ça va et je suis persuadé que ma blessure au métatarse n’aura pas les mêmes séquelles; contrairement aux blessures musculaires, les fractures ne sont pas récurrentes.
5月31日

Michael Owen, 31 Mai 2006

J’ai été déçu par la défaite de l’équipe d’Angleterre B contre le Bélarus en match amical, mais il vaut mieux perdre maintenant que de perdre quand cela compte vraiment en Coupe du Monde. En plus, je trouve que l’équipe a donné quelques signaux positifs. Pendant la première mi-temps, nous n’avons pas mal joué et nous nous sommes créés des occasions. Le milieu de terrain, en particulier, était très actif et a fourni beaucoup de bons ballons aux attaquants. Aaron Lennon a été impressionnant - rapide, courageux, prêt à aller de l’avant. La deuxième mi-temps, malheureusement, a été très différente. Nos passes étaient molles, nous n’arrivions pas à garder le ballon – surtout en milieu de terrain – et quand on se fie aux tirs de loin ça veut dire que les choses ne vont pas très bien. Il faut résoudre ce problème, mais il y a encore le temps et surtout il y a encore beaucoup de bons joueurs qui n’étaient pas sur le terrain cette fois-ci.
 
C’était un match important pour Theo Walcott. Je suis sûr qu’il était très nerveux avant le coup d’envoi, mais maintenant il doit se sentir mieux. Il commence à connaître les autres joueurs, il semble à l’aise et le fait d’avoir un match à son compteur va l’aider. Il s’est montré très actif. Il n’hésitait pas à affronter directement les adversaires et a tenté un très grand tir de loin, mais il est difficile de juger un buteur quand l’équipe ne crée pas beaucoup de jeu. Si vous avez plus de ballons, vous pouvez montrer davantage de quoi vous êtes capable et il faut dire que nous n’avons pas offert à Theo beaucoup d’opportunités.     
 
Quand à mon pied, il va bien. J’en étais sûr. Je vais être encore un peu rouillé, mais l’entraînement se passe très bien depuis quelques semaines et je savais que tout irait pour le mieux. J’espère que dorénavant ça ira de mieux en mieux chaque jour.
5月29日

Souvenirs de 1998

Avec tout ce que l’on dit sur la convocation de Theo Walcott en Equipe d’Angleterre, les gens me demandent inévitablement de parler de mon expérience d’adolescent en équipe nationale lors de la Coupe du Monde 1998. Je dois dire que c’était bizarre; je m’en suis rendu compte petit à petit. Quelques mois plus tôt ce n’était qu’une sorte de rêve lointain, quatre ou cinq mois auparavant ce n’était qu’une possibilité et seulement un mois avant le début c’est devenu une réalité. Dans ce sens là, cela a été une expérience différente de celle de Theo, mais j’y suis allé comme membre de l’équipe et je n’étais pas donné “partant”. Je savais que, en tant que buteur, si mon équipe avait besoin d’un but je pourrais, en dernier ressort, avoir une chance de jouer, mais je n’avais jamais imaginé que ça pourrait se passer comme ça.
 
C’était fantastique d’avoir une opportunité contre la Tunisie , mais ce n’était pas idéal de rentrer à 2-0. En fait, ce que je voulais ce n’était pas simplement pouvoir participer à la Coupe du Monde, mais jouer. Le match suivant était une occasion en or de rentrer sur le terrain pour donner un coup de main, car nous devions remonter un but contre la Roumanie. J’ai frappé le poteau et j’ai marqué un but, et c’est ainsi que j’ai gagné ma place en équipe pour le match suivant contre la Colombie et… vous connaissez tous le fin mot de l’histoire contre l’Argentine, n’est-ce pas?
 
Par la suite, parce que j’étais déçu à cause de notre élimination, je n’étais qu’à moitié satisfait. Si l’occasion se représentait, je serais certainement déçu, mais quand on est un gamin et que l’on cherche désespérément à se faire un nom et à gagner sa place en équipe nationale l’aventure est formidable dans tous les cas. Quand on est jeune, on est un peu plus individualiste, surtout quand on ne fait pas partie de l’équipe ou on est pas sûr d’en faire partie. Une fois qu’on est dans l’équipe, on pense plus à l’équipe, mais, tous les remplaçants vous diront la même chose: quand on est sur le banc, on ne veut qu’une seule chose, être sur le terrain. On veut le bien de l’équipe, mais on veut avoir une opportunité. Cela semble horrible à dire comme ça, mais on ne veut pas de mal à ses camarades, on veut tout simplement avoir une chance. Et, quand on l’a, il faut la saisir: si je n’avais pas saisi ma chance pendant les vingt minutes que j’ai jouées contre la Roumanie – qui ont été mon véritable test – le gens ne parleraient pas de mon match contre l’Argentine.
5月12日

Michael Owen, 12 Mai 2006

Le sentiment général qui régnait en Angleterre était que le sélectionneur national aurait dû être de préférence anglais et je pense que Steve McClaren est un bon choix. Il a de bonnes références, car il a travaillé comme entraîneur à Oxford, à Derby et à Manchester United avant de devenir avec succès manager à Middlesbrough. Il a également travaillé avec l’équipe d’Angleterre pendant de nombreuses années, en laissant de très bons souvenirs et en devenant très populaire parmi les joueurs. Il a été en grande partie en charge de notre entraînement et je compte sur lui pour continuer à garder un peil là-dessus, même maintenant qu’il est devenu sélectionneur – je ne crois pas qu’il s’éloignera trop du terrain.  C’est un entraîneur très actif, qui met en place des sessions intéressantes et sais aussi rigoler un bon coup avec les joueurs. Les entraînements avec Steve sont toujours agréables et on a l’impression de pouvoir s’améliorer en travaillant avec lui. Il parle beaucoup aux joueurs et sait aussi écouter – il sait communiquer.
 
La continuité est également un facteur positif. Nous n’avons pas besoin de tout redéfinir – le lien avec l’Angleterre existe déjà. Le nouveau sélectionneur aura ses propres idées, bien entendu, mais cherchera également de faire avancer les choses. Nous avons une bonne équipe et une bonne composition: nous n’avons pas besoin de grands changements. Il sait également que le poste de sélectionneur de l’équipe d’Angleterre n’est pas un poste comme un autre – il connaît la pression, il a déjà tout vu de l’intérieur, il connaît la FA, donc il ne sera pas surpris. Je pense que sa nomination est une très bonne décision. 
5月10日

Michael Owen, 10 Mai 2006

Mon pied va bien. J’ai terminé le match contre Birmingham – mon premier après ma blessure au métatarse en décembre dernier – un peu difficilement, mais j’ai reçu le feu vert. Tout a très bien marché pendant dix minutes, puis j’ai commencé à ressentir une douleur au pied et, après la fin du match, cela a continué à lancer pendant une demi-heure. Mais, je ne me fais pas de souci. J’ai parlé à des tas de kinés et à des joueurs qui ont eu la même blessure et ils m’ont tous rassuré en me disant que cette gêne était normale quand on revenait sur le terrain.
 
J’ai également été voir le chirurgien le lendemain et j’ai passé une radio, qui a montré que mon os allait bien. Je dois m’accrocher et serrer les dents: la douleur finira par disparaître. Mais, ce n’était pas une douleur insupportable – il n’y a pas eu de craquement, juste une douleur. La fracture va bien et la vis est encore en place. Il faut juste s’habituer à l’idée d’avoir un corps étranger dans le pied. Je suis débarrassé de la plupart de mes soucis et je ne suis pas pressé de revenir. Il y a encore beaucoup de temps et je serai prêt pour la Coupe du Monde.